Wreckless Eric, sorcier-bidouilleur de sons

Il y a ce concert à l’AB, à Bruxelles, un dimanche après-midi, et Jacques de Pierpont en monsieur Loyal. Rien que du bon. Giant Sand, the Feelies et Werckless Eric. Il y avait un autre groupe, m’en souviens plus. Et l’ordre de passage, m’en souviens plus non plus.

Giant Sand. Je les découvrais, Grand Fred était fan. Chouette concert du duo. je les écoute toujours. Et OP8, et Calexico.
The Feelies. Un de mes groupes cultes, du vrai rock indie. Deux albums aaaaaargl. Le set s’arrête après deux morceaux, silence gênée sur scène. Le chanteur quitte la scène, les autres le suivent un à un. Scène déserte. Ça parle backstage, ça traîne près de 20 minutes. Et puis, le batteur tétanisé, raide comme un piquet, prend le micro à son tour. Chante. Le set reprend, crispé. On apprendra plus tard que le chanteur, le premier, le vrai, s’était pris une solide crise d’angoisse.
Wreckless Eric. Le batteur passe son temps à tourner autour de sa batterie avec un gros rouleau de scotch. Faut dire qu’il a fait fort. Il a remplacé la caisse claire, un tom, par de bêtes boîtes en carton. Dans chaque boîte, un micro et des clous qui dansent sous les coups de baguettes.  Et le batteur qui doit rafistoler ses caisses en carton explosées tous les deux morceaux avec sa bande scotch. Un son bizarre, sourd. On l’entend dans l’album “The beat group électrique”. Une idée d’Eric Goulden alias Wreckless Eric.

Il y a cette discussion entre Eric et son batteur, rue Sainte-Marguerite, en 1993, quelques heures avant un concert à La Zone. Eric essaye de persuader Fabrice qu’en mettant un micro au plafond et un second au sol, ils créeraient une distorsion intéressante. Il y a l’orgue Hammond (Farfisa?) complètement tunée en machine de bruitages distortionnés digne de figurer dans l’imagerie Steampunk. Il y a cette soirée, rue Sainte-Marguerite, où Ina, sa compagne, plasticienne, se marre parce qu’elle avait vendu une série de ses dessins à la Deutsche Bank. Et que ces dessins représentaient une série d’objets « musicaux » inventés/bidouillés par Eric. Et que ça lui avait ramené un beau paquet de pognon. Bien plus que ce que la musique  ramenait à son mec.

 

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