Dehors, Henry Miller. Dedans, Don DeLillo.

Drôle de machin que de lire un bouquin prêté, emprunté, un bouquin qui n’est pas à soi, dont on n’identifiera pas la tranche dans la bibliothèque 3 ou 4 ans après l’avoir lu alors qu’on ne l’aurait de toute façon pas relu. Et si le bouquin est nul, on regardera le prêteur avec condescendance. Et si le bouquin est génial, on s’en voudra de ne pas l’avoir découvert avec ses propres sous.
Le seul vrai truc qui donne un cachet irrésistible au bouquin emprunté, ce sont, quand il y en a, les annotations au crayon ou au bic, discrètes ou bien appuyées, discrètes ou vindicatives. (suite…)

Dehors, Barry White. Dedans, Dafalgan codéïne.

Il y a les trucs qui ne changent pas comme la consanguinité dans le pouvoir avec les fils de, comme le mec bourré là au bar qui fait chier en réclamant du Barry White.

Il y a les trucs qui ne changent pas de dénomination, juste de fonction, comme le Dafalgan Codéïne qui épongeait les gueules de bois il y a vingt ans et qui aujourd’hui sert à camoufler les douleurs articulaires, comme le mec bourré là au bar qui a échangé Barry White contre Garcimore (sisi!)

Il y a les trucs qui foutent le vertige l’air de rien, insidieusement, décennie après décennie. Hier soir à la téloche, ils ont parlé du revival des années 90. Prise de conscience bizarroïde, celle de ne plus être vraiment là pour le revival des années 2010… et que le Dafalgan Codéïne et Barry White et Garcimore (sisi!) n’y pourront plus grand chose.

 

 

Dehors, la femme rose et le rocker. Dedans, de la daube.

Hier, peu avant dix heures, j’ai croisé la petite femme rose en jupe, courant/tirant son caddie.

La petite femme aux cheveux châtains et à la barbe grise, je la croise souvent du côté de Saint-Laurent quand je grimpe à Montegnée (mon boulot dans la vraie vie.) La petite femme à la barbe grise de trois jours, je l’ai déjà vue faisant la file devant une porte, style abri de nuit catho (y avait une statue de la Vierge grandeur nature), à Saint-Léonard, en face du cpcr. (suite…)

Dedans, dehors. Casa ou Aca (en vrac)

 

Dur de retomber dans l’écriture/ai décroché depuis quelques semaines, noyé dans l’univers de chaque étudiant/faut que je me reprenne là, tout de suite !

Début du mois avec In on the kill taker de FUGAZZI (longtemps réticent/ai cru que c’était du hard), après un jury bien-bien (fort-fort).

Pas moyen d’oublier la phrase d’une connaissance homo-écolo, mettant sur le même pied Hitler, Staline et Dutroux, génocides et faits divers, la justifiant par : tu comprends Michel, il faut se mettre au niveau des gens… ils ne sont pas tous universitaires (pd!)

Début de mois avec le nouveau LP de GNOD (mon nouveau groupe culte), d’un LP de CARIBOU, d’une bd L’heure du loup de Rachel Deville (un roman graphique, c’est plus classs).

Pas moyen d’oublier le début de discussion avec une connaissance hétéro-socialo à qui je faisais part de mon engouement pour les objecteurs de croissance et qui me rétorqua : tu comprends Michel, c’est avec ce genre de raisonnement qu’on accentue le chômage ! (‘culé!)

Débuts de moi, me lancer dans : un nouveau projet bd avec l’Amie du bord de l’Ourthe (roman graphique, c’est plus classs), l’écriture d’un nouveau spectacle avec l’Amoureuse (La marionnettiste, titre provisoire), un nouveau texte pour l’Amie canadienne de Ferrières.

 

 

Dehors, Pfff ! Dedans, Yeah !

800 000 neurones qui se cassent avec l’extasy. T’imagines?

Et la techno qui allait avec? Tu crois que c’était un hasard. Et Otis
Redding qui meurt 3 jours après Martin Luther King! Et liège 2015?
Un complot, je te dis. Et Kennedy? Je parle des deux. Toujours un
hasard? Mais maintenant, on sait que c’était un complot. Et tous
ceux qui sont morts d’overdose? Le problème, c’était la guerre du
Vietnam. Voilà ce que ça cachait, ces overdoses. Tu trouves normal
qu’une fille venue de la campagne se mette à l’héro alors qu’elle
commence à être super connue? Hein? (je suppose qu’il parle de
Janis Joplin)

En face du trentenaire-Duracelle gavé d’amphés, un grand asiatique
quadra-muet dans le rôle de l’interlocuteur qui dit oui-oui.
Et Henry Salvador qui chante le lion qui meurt ce soir.
Et le grand asiatique à lunettes qui prend la parole:
-Et quoi, pratiquement?

Et Henry Salvador qui créole maladie d’amour.

Dedans, il y a un chat. Dehors, il y avait un chat.

Samedi soir, je lui ai changé sa litière et je l’ai un tout petit peu incité à aller passer la nuit dehors. Seule garantie pour moi de me faire un café dimanche matin sans être submergé par des odeurs de déjections nauséabondes, de me balader pieds nus sans me prendre des « gravillons végétaux »! Et puis, une litière aussi immaculée qu’une dune vierge, ça le fait! Ça ferait presque « installation », la litière végétale dans le bac « plastique-fuchsia ».

(Samedi soir, au JT : les hutois n’ont pas peur des micro fissures et la centrale, c’est bon pour le commerce. Huy, le pays des zombies).

 

 

Dehors, ciel gris au-dessus de la rue de Campine

La voisine du dessus le héla du premier palier alors qu’il retirait le cadenas de son vélo. Il ne lui avait jamais parlé depuis son déménagement au rez-de-chaussée, il trouvait tout simplement génial d’avoir une voisine du dessus aussi discrète.

Plongée, contre-plongée, plongée. Petit conciliabule. D’accord, il s’occuperait de son chat pendant 3 ou 4 jours. Pour le chat noir, il était déjà au courant. Dès que la porte de la cour était entre-ouverte, le machin ronronnant s’invitait… et se faisait virer sur le champ (le con était étranglé d’un collier rouge avec clochette dorée… pas l’idéal pour squatter incognito)
Ça, c’était en septembre 2010. La voisine du dessus ne s’est jamais repointée, le chat du premier a entrepris une vaste entreprise de lobbying visant à se faire adopter par le mec du rez. Le mec a résisté juqu’il ya 5 ou 6 semaines, la faute à l’hiver qui n’en finissait pas. (suite…)