Dehors, ciel gris au-dessus de la rue de Campine

La voisine du dessus le héla du premier palier alors qu’il retirait le cadenas de son vélo. Il ne lui avait jamais parlé depuis son déménagement au rez-de-chaussée, il trouvait tout simplement génial d’avoir une voisine du dessus aussi discrète.

Plongée, contre-plongée, plongée. Petit conciliabule. D’accord, il s’occuperait de son chat pendant 3 ou 4 jours. Pour le chat noir, il était déjà au courant. Dès que la porte de la cour était entre-ouverte, le machin ronronnant s’invitait… et se faisait virer sur le champ (le con était étranglé d’un collier rouge avec clochette dorée… pas l’idéal pour squatter incognito)
Ça, c’était en septembre 2010. La voisine du dessus ne s’est jamais repointée, le chat du premier a entrepris une vaste entreprise de lobbying visant à se faire adopter par le mec du rez. Le mec a résisté juqu’il ya 5 ou 6 semaines, la faute à l’hiver qui n’en finissait pas. (suite…)

Dehors, au-dessus de l’escalator.

 

Il y a un mec en perfecto à l’entrée du Delhaize de l’Ilot, la cinquantaine chaussée d’Adidas, cigarette roulée entre les lèvres, qui regarde dans le vide au-dessus de l’escalator. Il m’a adressé la parole une fois, c’était pour me demander des renseignements sur mon vélo électrique. Me suis méfié. Ai cru qu’il allait me le piqué, j’ai rien pigé.
Le mec aux Adidas vertes regarde droit devant lui quelle que soit l’heure où je vais Delhaize. Je cadenasse mon vélo à la grille, il ne me reconnait plus. Parler, on dirait que pour lui, c’est fini! J’aime l’idée qu’il ait des raisons extraordinaires d’être là, bien romantiques, bien désespérées, bien lunaires. (suite…)

Jeudi 28/02/2013 14h29

Dehors, du soleil à Berlin. Dedans: Simon and Garfunkel

Sound of silence, hier soir, en buvant de la Desperados. Sound of silence, dans l’auberge de jeunesse, ce midi, en écrivant à coup de caféine.

Ce matin, vers 9 heures, envie absolue de me noyer dans la ville. Seul, évidemment. Trois jours que je veux remettre un pied dans les pas d’il y a trois ans avec The Band. Suis retombé par hasard sur le squat d’artistes d’Oranienburger str., je voulais retombé sur le squat en briques sales, paquebot échoué au milieu d’un quartier en briques sablées. Plus de squatteurs, que des cadenas et des chaines. Bien fait pour ma gueule ! C’est quoi cette idée à la con de croire que les squats sont immortels. (suite…)

Lundi 25/02/2013 22h58


Dehors, dedans: on a marché sur la lune  (falaise de Bandiagara 3/3)

Mardi 23 novembre 2010. Là-haut, 250 mètres au-dessus de la piste sablonneuse de ce matin, plateau lunaire, roche noire comme du goudron. Il est temps de redescendre par l’autre versant, le soleil qui va pas tarder à se casser. Lors de la grimpette, on a croisé un mec avec un casier de bière sur l’épaule, et une gamine qui allait chercher de l’eau avec une bassine là-bas tout en bas. Huit kilomètres aller et retour pour ramener une bière et de quoi se doucher.
On redescend, on longe les villages troglodytes abandonnés des télems, on atterrit dans un village dogon, on s’installe dans le campement. Une bière, deux bières, trois bières (juste avant l’ivresse, une petite pensée pour le mec remontant le casier de bière). On cause sous la pleine lune, dans un campement sans eau et sans électricité.
La lune, comme bougie.
On parle d’elle, elle éclaire tout.

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Vendredi 22/02/2013 14h38

Mardi, 23 novembre 2010  (falaise de Bandiagara 2/3)  

On quitte Banani et on longe la falaise, Joseph et moi. L’Ami-voyageur nous rejoindra, peut-être ce soir, sans doute demain (début d’insolation). Dehors, le soleil de 8 heures du mat avec plein de gosses qui vont à l’école pieds nus dans le sable. Souvenirs d’un gosse à lunettes qui allait à l’école à pied dans 30 centimètres de neige, à Marche en Famenne.

L’école + du soleil, ça change l’enfance ! (suite…)

Jeudi 21/02/2012 19h43

Dehors, ici. Dedans, le Mali 1/3

Dimanche à Banani, le 21/02/2012, au pied de la falaise de Bandiagara, avec un baobab accroché à la paroi 200 mètres plus haut. Envie d’un peu de solitude.
Je choisis le bord d’une marre à la sortie du village pour me fumer une clope (de contrebande, évidemment). Le casque couvrant les oreilles, je fais semblant d’écouter mon I.Pod, histoire qu’on ne vienne pas me casser les couilles. La position favorite du voyeur (un casque et un I.Pod /volume sur zéro, évidemment). (suite…)