Jeudi 07/02/2013 13h56

Dehors, ça brille entre les gouttes de pluie. Dedans, ça couine.

Je croyais que c’était un couple. Un homme et une femme, quoi ! Suis descendu, elle était seule, il s’était cassé. Je remonte, je passe devant la femme seule triturant son gsm.
Là, maintenant, il est revenu. Sont dans mon dos, pas discret de me retourner.
Sauf si je descends à nouveau pour aller pisser… mais ça va faire mec qui a des problèmes de prostate. (suite…)

Vendredi 01/02/2013 18h00

Dehors, c’est entre chien et loup. dedans, c’est le bordel au Mali.

Dans un bistrot, peu avant 18 heures. Gros titre du Soir : exode des Arabes et des Touaregs… suivi, comme toujours, d’une info fragmentée, non contextualisée.
Hého ! D’abord, on arrête d’employer le mot Arabe à toutes les sauces. On recommence. Gros titre du Soir : Exode des Maures et des Touaregs. Voilà !
Il y a deux ans, passage de la frontière marocaine, direction la Mauritanie. Longues file de poids lourds avec le Rav 4 dans le rôle du lutin. On avance par à coups de 20 mètres toutes les 20 minutes. On fait la connaissance d deux mecs du coin (des indigènes, des autochtones, quoi!). Le cul assis sur le sol sec et aiguisé de cailloux acérés, à l’ombre d’un semi remorque, et deux mecs qui tentent de nous vendre quelques services qui faciliteraient notre passage à la frontière mauritanienne. (suite…)

Jeudi 24/01/2013 20h11

Dehors, pas loin de zéro. Dedans, la fille qui parlait à l’oreille des mecs.

Thé citron + thé citron + thé citron parce que demain ça sera nuit d’alcool.
Ce soir, ce sont les filles de la Casa qui s’embrument au houblon, deux/trois mecs qui tirent sur leur clope dehors. Ce soir, ce sont les filles qui parlent de faire la fête tout en envoyant deux/trois sms. (multitâche, forcément,les filles). (suite…)

Jeudi 17/01/2013

Dedans, il y a la musique qui me bourre. Dehors, il n’y a plus de musique… et c’est pas mal

Chocolat chaud à portée de doigts, mix de musique lounge bourrant dans les hauts parleurs (mélange de trucs dance + trucs world avec voix orientales et tablas + trucs électros, le tout procurant à l’auditeur un sentiment d’humanité irrépressible; moi, ça m’ évoque plutôt la musique d’une grande surface en 2032, d’où crispation de mes doigts sur le clavier de l’ordi). Venant des tables à côté, mix de voix de mademoiselle / monsieur / dame sortant en droite ligne du boulot ou des soldes ou du blocus d ‘hiver.
Et moi, gsm sur silencieux à droite de l’ordi, La Meuse, les pages sports, couvrant l’avant-plan de la table (Bordel, il en est où le mercato hivernal du Standard ? Et Thierry Neuville qui s’est encore planté au rallye de Monte Carlo ! Et Guardiola qui a signé au Bayern !). Et moi, chocolat tiède à portée de doigts. (suite…)

Jeudi 06/12/2012 14h58

Dedans, il y a Ferré. Dehors, il y a Brel. HELP !

Trois jours que mon coffret d’inédits de CAN est là, chez un libraire du Thiers à liège. Pas tout près ! Surtout en hiver et en vélo. C’était ça ou le laisser devant la porte et se le faire piquer. J’imagine la gueule du mec découvrant 5 vinyles d’une musique particulièrement…
Je me souviens de ma gueule à moi en écoutant les albums de CAN, à leur sortie. Beurk !
Je préfèrais Fun House des Stooges. Ou le premier Velvet, ou Blonde on Blonde. Un peu comme en bandes dessinées où je suis passé à côté de l’école de Marcinelle. Bon, dac, on va quand même pas comparer CAN à l’école des gros nez ! HEIN ! (suite…)

Vendredi 16/11/2012 13H52

Dedans, c’est beau l’amour. Dehors, c’est plus ou moins comme ci, comme ça.

Jeune couple négociant une éventuelle vie en commun.
Lui, il a manifestement décidé que, eux deux, ça se passerait dans ses cinquante mètres carrés à lui. Elle, elle se demande la place qui restera dans la garde-robes quand elle y aura pendue ses quatre manteaux. Il lui suggère un don aux sdf qui n’en ont même pas un. Lui, insiste en lui expliquant qu’un appartement, c’est bien trop grand pour le moment. Que cinquante mètres carrés, c’est largement suffisant ! S’ensuit une leçon sur le rangement en hauteur. Et sur les petits aspis qui ne prennent pas de place au sol.
En enfilant l’un de ses quatre manteaux, elle lui propose de l’accompagner chez lui.
Il n’y tient pas trop… des trucs à faire !
Lui: Je t’avais prévenue !
Elle: Ben, c’est sympa !