Jeudi 04/12/2012 17h38

Dedans, en attendant Michel Onfray. Dehors, Michel Onfray dans 1 heure.

Un bistrot vers 17h45, déjà plus de trois heures avec mon ordi. Je crois que j’ai trouvé une solution pour le narratif manquant de « 7 jours de canicule + un orage ». En face de moi, un couple avec le soleil qui descend en contre jour.
Lui, belge (ou presque) avec une moustache grise. Discussion sérieuse. Elle, méditerranéenne dont les mains se baladent sur la table, semblant ainsi contredire leurs mots. Lui, les bras croisés. Il ne voit pas le ballet de doigts!
Elle, un thé qui n’arrête pas d’infuser. Lui, une Chimay qui stagne.
Moi, je termine ce foutu narratif en écoutant Spotify. Découverte: Hooray de « Do make say think ».
Elle, elle semble avoir compris que ses mains n’avaient aucun pouvoir sur la moustache grise.
Demain, apnée. Faut plonger dans le numéro 3 de « La fin du monde »

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 26/10/2012 12h49

Dedans, plein de mademoiselles. Dehors, la selle de mon vélo découvre son premier automne.

Trio de jeunes madames/mademoiselles avec pluie drue/froide au dehors.
Coup de tél.
-Oui, Madeleine (prénom d’emprunt)
-blabla
-Oui, le 16 (date fictive)… oui, nous aussi, on est sur le cul!
-blabla
-Oui… y a trois mois, on les a vu… on se serait pas douté.
-blabla
-Oui… il a décidé que c’était plus important que la famille.
-blabla
-Ben, oui… elle se pose plein de questions, évidemment. Et nous aussi, évidemment…
-blabla
-Oui, oui… un couple modèle!
-blabla
-Oui… il fait des allers et retours mais il dit que c’est fini.
-blabla
-Ben, oui… un truc comme lieutenant-colonel, je ne sais plus… au top, quoi!
-blabla
-Oui, oui… le 16 (date fictive), un petit restaurant… et si elle a envie d’en parler!
STOP! (suite…)

Jeudi 18/09/2012 17h55

Dedans, l’existentialisme des bistrots. Dehors, début du championnat de foot. (Bande son: Dave ou C.Jérôme)

A ma gauche, le bar avec un mec devant, un mec derrière. -Mec devant: Y a des choses que t’as pas besoin de comprendre pour bien vivre! -Mec derrière: Ah ouais… et si on te les explique alors que t’as pas demandé à les comprendre! QU’EST-CE QUE TU FAIS? (Silence) -Mec derrière: Quand c’est trop facile, ça ne va pas! A ma droite, une dame comme moi (l’âge) avalant son portable. -Dame comme moi: Allo, c’est X… j’ai besoin que tu m’identifies quelqu’un! (Tout petit Silence) -Dame comme moi: Bravo, Oscar, 2x Charly, Uniforme,.. , 2x Lima, Oscar, November, Yankee. (Elle attend) (suite…)

A propos de 4 bandes dessinées, de rock et de New-York

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Il y a des « trucs » qui vous assomment, vous scotchent. Je ne me lasserai jamais de Lucy in the sky qui sera le berceau de mon attirance irrationnelle pour le psychédélisme qu’il soit rock-kraut-free-électro, de « Heroine/Velvet Underground » et ses guitares rêches à deux ou trois accords maximum et sa rythmique tamtam qui m’emmèneront dans le rock crade-minimaliste-bidouillé tout en me renvoyant aux rythmes africains intra-utérins.
Element of crime. Un film couleur rouille avec des images glauques-surréalistes. Je n’ai jamais voulu le revoir, pas envie de polluer les images de la première fois. Quand je pense à Element, je me revois le voir en soirée au creux d’un automne pluvieux-glacial alors qu’il s’agissait d’une après-midi d’été où je m’étais réfugié dans un cinoch près de la Grand- Place pour échapper à la chaleur. Ah oui, au même moment, j’ai découvert Tapiès et ses couleurs rouilles. Le premier, avec une amoureuse. Le second, grâce à une amoureuse. La même amoureuse dans les deux cas. C’est une histoire qui dura.
(suite…)

En sortant d’une expo de Comes (2012/Liège)

Je n’ai jamais très bien compris le désir de possession en ce qui concernait les planches originales de bandes dessinées. Pas trop de sympathie pour les collectionneurs (sorte d’animal psychorigide/obsessionnel/conservateur). De même, je n’ai jamais très bien compris le principe et l’utilité d’exposer des planches. Le bouquin, rien que le bouquin ! (Bon, okay… pour Comès, je veux bien faire une méga exception).

Pourquoi disserter du pourquoi du comment d’une dizaine de cases recouvrant un A3 quand l’objectif est de balader, d’engloutir le lecteur dans une histoire s’écoulant sur plusieurs dizaines de pages ? Pourquoi briser l’émotion d’un voyage par l’analyse masturbatoire d’un arrêt sur image ?
Pourquoi disséquer l’intro de « Lucy in the sky with diamonds » des Beatles ? Pourquoi se focaliser sur le passage compris entre les 15ème et 18ème minutes de « Element of crime » de Lars von Trier ? Pour moi, démarches typiques du cerveau occidental. Prédominance du raisonnement sur le geste. Je ne les nie pas, je m’en méfie. Je ne les rejette pas, je m’en méfie.

Je crois davantage à la « contextualisation » d’une œuvre qu’à sa dissection. Comment est-elle arrivée là ? Quel est le cadre qui l’a vu naître ? A quel moment de la vie de son auteur a-t-elle surgi ? En quoi sa région natale de Saint-Vith (cantons « rédimés ») a-t-elle acéré le regard de Comes ? En quoi la pratique de la batterie a-t-elle rythmé ses récits ? Quel est le rapport entre la brièveté des coups de baguette sur les cymbales et ses récits au long cours tenant plus de la retraite monastique que de la jam session ?
Mes questions à moi.