Lundi 02/09/2013 14h00 (Ostende 1/3)

Dehors, Ostende. Dedans, la version de Arno.

Il y a des souvenirs de gamin à la plage avec une mère qui préférait l’odeur âcre des sapins ardennais, avec un père qui rêvait de sable fin. Elle a très souvent gagné dans ce conflit brûlant de guerre froide. Alors, forcément, le gamin a la tête davantage emplie de souvenirs ardennais que d’odeurs côtières, avec comme figure de proue le grand-père maternel dans le rôle d’homme des bois.
Alors, forcément, quand il se retrouve lundi en début d’aprem dans le hall de la gare côtière avec son amoureuse, il ne sait plus trop quoi penser. Amalgame géographique entremêlant, confondant Zeebrugge, Nieuwport, Ostende, Le Coq, La panne. Faut dire que la mère avait fait fort en rebaptisant cette langue sablonneuse: « La merde du Nord ». Mais le temps n’a rien à foutre de l’Œdipe maternel et du portrait ombrageux du forestier à la moustache grise.

Aujourd’hui Marbehan, Bouillon, Han-sur-Lesse, Bohan- sur-Semois se confondent dans la même obscurité âcre d’un paysage boisé de guerre conjugale voire post coloniale.

Aujourd’hui, tout contre lui, il y a l’amoureuse qui rêve de coquillages. Et le gamin s’est promis que passé et présent ne se ferait pas la guerre. Il n’y aura plus jamais de dégâts collatéraux.

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