Dehors, à dire vrai, vous me faites chier !

Je trouve ça bizarre, pour ne pas dire malsain, les « gens tout comme moi » qui gueulent contre la position européenne vis à vis de la Grèce. Comme s’ils découvraient là-maintenant que Juncker a tout du facho-mafieux, que Michel est un tenant de la droite fort-fort libérale, que leur t-shirt est façonné par des gosses à la peau sombre, qu’il faut 10 000 litres d’eau pour fabriquer un jean. Aujourd’hui, et ça date pas d’hier, je me sens autant en marge de ces gens-comme-moi que des chantres-esclavagistes du libéralisme sauvage. Je ne fais pas partie de votre monde où naïveté et cynisme se confondent. Vraiment.

Continuons à parler de la Grèce, puisque ça obsède votre bonne conscience de missionnaire de la bien pensance. Prenez-vous vraiment Tsipras pour un gros con ? Parce que, là, faut être clair: VOUS  PRENEZ TSIPRAS POUR UN GROS CON. Croyez-vous que, lorsque Siriza est arrivé au pouvoir, il n’avait pas prévu ce cas de figure ? Croyez-vous vraiment que Tsirpas ignorait qu’il aurait les pontes du FMI qui l’attendraient au pied du Parthénon ?  Mais, VOUS, les gens-comme-moi, vous poussez vos cris d’orfraie. BEURK !  Les gens-comme-moi, votre révolte n’est jamais qu’un comportement d’impérialisme de la bonne conscience. Vous croyez à une version fictionnelle de la démocratie qui n’est jamais que votre grille d’analyse d’occidental BLANC . Vous ne vous êtes même pas aperçu qu’il y a un bon bout de temps  que le mot « démocratie » ne veut plus rien dire. Vous n’imaginez même pas que les grecs, eux, veulent prendre leur destin en main. Les croyez-vous incapables ?  Voulez-vous les protéger ? Ce n’est jamais qu’une attitude de missionnaire. Alors, la vraie question pour les gens-comme-moi, c’est:
Que faire ?

Et puis, tant qu’on y est, un autre point. La société occidentale est en train de mourir de PEUR. Une société de flippés avec des gens-comme-moi qui ont cru que tout les acquis étaient intangibles, pour des siècles et des siècles.  Des gens qui ne construisent des philosophies que fondées sur leur propres émotions. Autre forme d’impérialisme, de colonialisme. Après l’impérialisme de la pensée, l’impérialisme de l’Émotion.
Et vous qui découvrez que le monde de dehors n’est pas juste ! HAHA ! Ah oui, j’en ai aussi un peu marre des gens-comme-moi qui imputent tous leurs maux au Pouvoir, qui n’y sont jamais pour rien comme s’ils défilaient en toute transparence dans leur propre vie. Pour ceux-là, je ne vois que le suicide comme solution vivable.

Que faire ?

(petite lecture : « Contre les élections » de David Van Reybrouck)

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