juste une semaine

Lundi 3 juillet
Des caisses (+ou- 30) : possibilité d’un déménagement comme éventualité plausible. Vinyles, bandes dessinées,chaussures. Transhumance du passé. Surtout ne pas trop réfléchir. Se réjouir ?

Mardi 4 juillet
Cette fille et sa mère qui se baladent fringuées presque tout pareil (robe bleu marine sans manches pour l’une, robe bleu marine avec manches pour l’autre.) Cigarette comme appendice rougeoyant au bout du bras droit pour l’une comme pour l’autre. Peau blafarde/mate/beurk du visage de l’autre trahissant une addiction à la nicotine remontant à la nuit des temps, manches bleu marine camouflant la peau qui pendouille comme du slime victime de l’attraction terrestre.

Mercredi 5 juillet
Il y a ces deux hipsters qui dissertent sur la vie et tout et tout. Du musée de Bastogne (je te jure, faut que t’essayes la salle où t’as l’impression d’être dans un vrai bombardement), de leurs tatouages (faut que je gère l’espace qu’il me reste), du prix d’entrée des musées (14 euros, ça bloque… ça devrait être gratuit), de l’invasion de Burger King d’ici 2020 (avant d’aller dormir, j’adore ça, manger un burger).

Jeudi 6 juillet
Valise jaune-orange Samsonite grande ouverte sur le plancher de la chambre. Ordis portables (2), paires de chaussettes (7), dictionnaires (6), boîtes de pastel (3), calbars (7), frocs (3), ipod (1), t-shirts (7), trousse / nécessaire de toilette (1), oreiller (1), essuies (3). Le truc qu’on oubliera (chargeur gsm). La grande valise jaune-orange a fait Ténérife (2), la Guadeloupe (3), Libramont (bientôt 2), la Crête (1), Bamako (2). La petite valise fuchsia a fait Paris (2 ou 3), Amsterdam (bientôt 2), Pise (bientôt 2), Berlin (2), Londres (2)

Vendredi 7 juillet
Des caisses (+ou- 45) : possibilité d’un déménagement comme éventualité inéluctable. Vinyles, bandes dessinées, chaussures, romans, dvd, vêtements. Montagne de cartons pour un nouveau duplex en plein centre de la ville. Joie ?

Samedi 8 juillet
Place du marché. Mariages en cascade à l’hôtel de ville, fenêtres grandes ouvertes au-dessus du perron. Une voix à la Frédéric François qui chante « quand on a que l’amour ». Une femme en robe échancrée, dans la quarantaine, descend la volée d’escaliers en pierre bleue. Tatouages des chevilles aux cuisses comme un dessin épousant le chemin tortueux de futures varices. De retour chez lui, au milieu des buildings de cartons (+ou- 60), plongée dans une dizaine de carnets Muji. Déferlement de notes. Une quinzaine d’années de notes. Demain, atelier d’écriture. Trouille ?

Dimanche 9 juillet
Gare du palais. Personne au guichet. Sur le quai, sous le soleil, une jeune jolie black. Et le mec du guichet qui dragouille la jeune jolie black. Liège-Marloie-Libramont.



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