Dimanche, 8 avril 2012 (Paris-Roubaix/Médiathèque)

 

Pas encore midi, toujours au lit. S’est rendormi après le départ de l’amoureuse. Tente de programmer la journée en regardant le plafond (regarder le plafond, sa grande spécialité). Petit coup d’œil dehors, bout de ciel bleu. Aligne tous les trucs à faire dans sa tête : La Petite Profondeur (en a marre de ce titre), Le Onzième Jardin (doit amener des dialogues, trop de narratif), La Fin du Monde (les délais, pfff !), pain et chorizzo sur la Batte (pas vraiment envie de voir du monde, pfff !), graver les cd’s loués à la média-thèque (rien que des trucs électros… le rock, pfff !).
Il se lève et joue avec les cd’s de la Médiathèque. Relis les bandelettes collées sur les pochettes (les a choisis en fonction de ces petits bouts de texte). Essaye de mettre un visage sur les initiales clôturant ces mini-critiques.
Ordi On. Disque dur externe On. I Tunes On. I Pod On.

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L’Attirail/Kara Deniz. Groupe à courant d’air, portes et fenêtres grandes ouvertes, tout comme leur musique. Collage de fanfare batarde, mélancolie joyeuse, swing oriental (BT)

Il ouvre le frigo. Gouda et confiture de groseilles, pas envie d’aller sur la Batte. Aujourd’hui, autarcie domestique. Pas de cinoch, non plus. TV On. Yes ! Paris-Roubaix. Yes, yes ! Echappée matinale de quelques coureurs, peloton avec les favoris à 4 ou 5 minutes. Retour à l’ordi.

The Dice/In Dust. Ce deuxième album du duo suédois fait la part belle à des influences provenant de la musique expérimentale des années 50, de la musique répétitive américaine et de la kosmische muzik allemande (DM)

Pas encore 13 heures. Il y a quelques jours, petit tour à la Médiathèque, a décidé que le rock était mort.
Presque 13 heures, se retrouve avec des suédois mini-malistes, légèrement bruitistes, limite free, avec du gouda et de la confiture groseille dans le frigo. Dur, dur. Le peloton est toujours à 4 ou 5 minutes et il y a du potage au céleri dans le congé. Yeah !

Connan Mockassin/Forever Dolphin Love. Poétiquement abstraite, enfantine mais gorgée d’émotions, sa musique charrie des torrents de larmes sur des bribes d’orchestrations (AC pour Magic).

Zappe. Fr3, RTBF1. Zappe. Laurent Jalabert, Cédric Vasseur. Zappe. Il fait beau sur les pavés, pas trop de chutes. Dommage !
Ils roulent à 43,7 kms/h, la deuxième meilleure moyenne depuis la création de Paris-Roubaix. Et Connan Mockassin (ce nom !) qui se prend pour le fils incestueux de Syd Barett et Robin Hitchcock, allaité exclusivement au fristi et aux acides. Yeah !

Phil Manley/Life Coach. Musique krautrock, synthétique proche de celle de Kraftwerk (AB)

Plus proche de Kraftwerk que ce mec, tu meurs ! Gros sons de synthés + guitare électrique à la Mike Oldfield. Potage céleri + tartines + beurre salé marin = YEAH! Et Phil Manley qui se la joue guitariste acoustique juste au moment où Sylvain Chavanel crève un pneu ! Pas aujour-d’hui qu’un français va gagner la reine des classiques ! Sarko, go to Neuilly !

Alog/Red Shift Swing. Montage sonore électronique. Tendresse calme, étrange, et poésie robotique émanent de ces petites pièces musicales rappelant parfois le mecanium de Pierre Bastin, version électronique.

Ambiant? Drone? /Hypnotique, ça c’est certain/Machines-sons-beat/House ?/Mélange bordélique euphorisant/Tom Boonen démarre à 54 kms de l’arrivée/Wouaw !/Trois BMC chassent derrière/ALOG ! ALOG ! ALOG!/Grand braquet sur les pavés/Drifting West/Jazzy ? Bidouilleurs ?/ BOONEN ! BOONEN ! BOONEN !/Replay/Plus que 19 kms/les trois BMC K.O./Drifting West!/Replay, encore/DRIFTING WEST! DRIFTING WEST! DRIFTING WEST!

Veronica Falls. Marqué par des influences diverses (The Jesus And Mary Chain, Felt, The Feelies, The Breeders). Un disque fiévreux et euphorisant (DM)

Des guitares rythmiques qui ne se la pètent pas, une voix et une basse à la Kim Deal (les jumelles des Breeders, AAARGL !). La batterie en avant, à la Velvet Underground. Des guitares aigrelettes et la voix dessus. Volume à fond, coupe le son de la tv. Ton Boonen rentre dans le vélodrome de Roubaix, les guitares sur un tempo plus rapide, chœurs à la Beach Boys. Un peu moins noise que Jesus And The Mary Chain, la voix à la Kim deal qui se la joue hymne psyché californien. Pâques ! Résurrection des Feelies ?

Bon, d’accord, le rock n’est pas tout à fait mort.

Et Marc Ysaye ? BEURK !

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