jeudi, vendredi, samedi, dimanche, lundi

jeudi 3
Lecture du travail d’un étudiant pour la seconde sess dont la thématique tourne autour du choix d’une toile de Hopper. Le récit devait se dérouler à New-York, et aujourd’hui. Voir hier ou demain. Voire avant-hier ou après-demain. Lecture. OFF, ON. « New-York 2095, …  » AAAAARGL !

vendredi 4
Retrouvailles à l’amphi + bistrot près du fleuve/barbu à l’accent parigot + pas forcément sympa + petit combat de vieux coqs/amie d’ici + ami d’ici et de là-bas + lui/l’amie d’ici, plus tard : j’aurais bien envie d’un grec un peu convenable

samedi 5
9h45. Léon a repris ses quartiers d’hiver. Il dort dans l’abribus tout contre le parking des profs de Saint-Laurent. Sur le dos, bouche grande ouverte. Un peu plus haut, aux feux, un tandem. Au guidon, un ado. Derrière, un aveugle de 35/40 ans. Iris sans pupille. Dans l’abribus suivant, assis, le vieux black qui aurait pu être un bluesman dans une autre vie. Un cabas à ses pieds.
10h00 à 18h00. 8 personnes lui demanderont où se trouvent les toilettes, 13 personnes lui demanderont la direction des urgences, 7 personnes lui demanderont une télécommande, 1 chirurgien ortho lui demandera de rappeler l’anesthésiste, l’infirmière du bloc et l’instrumentiste. Idem pour 1 chirurgien maxillo-facial. Le soir, il y aura un grec un peu convenable mais pas plus que ça.

dimanche 6
Errance dans l’appartement/froid dehors, froid dedans/Tentative de putsch des idées noires avec armée de vieux fantômes/Ciel gris sur la place du marché, Bashung dans le bistrot à la logia, Couple de vieux un peu alzheimer juste à côté/manque plus que la bo de Twin Peaks et le répondeur de SOS Suicide/ Le soir : Wim Wenders -> ça passe ou ça craque

lundi 7
Every Thing Will Be Fine, Wim Wenders. Climat, photo… bien-bien ! Pas rigolo mais bien-bien. Pas léger-léger mais des petits coups de soleil dans la grisaille. Pas toujours facile un film qui se tourne autour de la mort d’un enfant, avec l’absence de vengeance et de pathos hystérique, avec de la bienveillance qui pourra paraître Trop pour d’aucuns. Fait du bien de la bienveillance dans de belles images tristes. Et puis, il y a quelque chose du personnage de Paris-Texas chez James Franco. Des anesthésiés de la vie qui se réveillent tout doucement vers la fin.

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