Quand c’est toi qui le dis… je t’aime, Benjamin Maréchal

Benja, je t’aime à en avoir des gerçures à la commissure des lèvres, des aphtes aux creux des gencives, une angine blanche au fond de la gorge. Avec toi, j’ai découvert qu’un état policé, c’était aussi bien qu’un état policier. Voire mieux. Avec toi, le fascisme est à la portée de tous. Il a le goût de 400 grammes de cuberdon et d’une indigestion de bile. Avec toi, tous les mots sont égaux. Avec toi, je me sens intelligent. Personne pour me juger ! J’attends tes questions tout transi, qu’elles sortent de ta grasse gorge. Tu es le Bernard Henri Levy bedonnant du peuple. Toi, mon penseur libre.

Bien avant toi, je passais mes après-midi alangui sur le divan devant cette émission culte qu’était « Ça va se savoir ». Je n’avais d’yeux que pour AB 3. Et puis, un jour, stupéfait, j’ appris que « Ça va se savoir », c’était du chiqué, que c’était joué par de vrais acteurs sans vrais gens, que c’était pour du beurre. Avec toi, j’ai découvert qu’on n’ était plus obligé d’être de droite ou de gauche, que la vraie vie c’est la mienne, c’est la tienne, c’est pas du chiqué. Avec toi, toutes les couleurs sont primaires. Tu es ma boîte de marqueurs « 24 couleurs ». Benja, je veux être ta chose. Je veux être ce petit chien qui remue la tête sur ta plage arrière au moindre de tes coups de frein.

Aujourd’hui, mon Benjadamour, t’as fait fort ! T’as parlé de ma ville. Comment tu savais pour Liège ? Parfois, je me demande si t’as pas des dons divinatoires ! Bref, ce matin, tu racontes une histoire (une histoire, pas une anecdote, hein) qui s’est déroulée ce week-end dans le Carré. Une vendeuse qui poursuit un mec dans la trentaine, accompagné d’un enfant de 7 ans, parce que le père a piqué une paire de pompes (t’es un vrai cool…t’as même cité le nom du magasin de chaussures… c’est chouette pour la petite). Et elle court vite, la petite. Elle les rattrape, leur exprime son désaccord. Et là, elle n’en croit pas ses yeux, la petite ! Est-ce que le père ne commence pas à engueuler le gosse, à le gifler, l’accusant du vol.
Mais toi, on te la fait pas ! Tout de suite, tu vois le problème de société qui sous-tend ce larcin. Et tu me demandes, à moi, ce que je pense de cette histoire (pas une anecdote, hein!). Et tu viens avec tes questions super pertinentes du style « Croyez-vous qu’un enfant de 7 ans soit capable de voler, seul, de son plein gré, etc » Wawwwww ! Après, j’ai acheté La Meuse. J’ai tout lu. Wawwwww ! Même dans La Meuse, y  avait rien. Même La Meuse, c’est du chiqué. T’es trop fort, mon Benja. Wawwwww !

Tu sais, mon Benjadamour… ce matin, je me suis inscrit à des cours de krav maga. J’en ai marre de chez Marre de ces gens qui prétendent que t’es une enflure, un gros tas de mots nauséabonds, un populiste de merde, un fasciste languissant. D’ici quelques mois, je ferai la chasse aux anti Maréchal, aux anti-bedonnants bien pensants.
Moi, quand j’entends ta voix, j’ai la rondelle qui me chatouille grave. Benja, je veux qu’on fasse des bébés tous les deux, rien que toi et moi dans un grand coït. Toi, mon spécialiste en Tout. Mon grand philosociopsychojournalisteracoleur. Mon méga Stéphan Pauwels du service public.

https://michelvandam.com/2016/08/28/la-bande-dessinee-cest-rigolo-comme-quand-on-etait-petit-15/

https://michelvandam.com/2015/12/21/juste-un-peu-dans-le-kaka/

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