Auteur : michelvandam
flamenco à Edimbourg
La voix qui pleure se lamentait en espagnol. Elle, elle avait toujours trouvé que l’espagnol était une langue spécialisée exclusivement dans l’expression des lamentations de tout type. Là, maintenant, vu la pluie fine qui tombait de l’autre côté de la baie vitrée du bistrot, la … Continuer la lecture de flamenco à Edimbourg
Dehors, il y a un fleuve qui se noie
Rythmes lents de tambourins résonnant sur les contreforts de l’Atlas, la vallée des roses n’est plus très loin. Songe d’une fin d’aprem hivernale pas loin du fleuve. Tout ça n’est qu’une question de sons. Reggae got soul. Le vieux lion a perdu ses dreads dans … Continuer la lecture de Dehors, il y a un fleuve qui se noie
Dehors, des flics, deux ados et les Dardenne
Hop-Hop, entendu deux ados cet aprem, sous les douches à la piscine: -Et toi, t’es né ailleurs? -En Belgique… et toi? -Aussi Hop-Hop, convocation chez les flics la semaine dernière comme témoin d’un crash au pied de la rue de Campine: -Ah, vous êtes né … Continuer la lecture de Dehors, des flics, deux ados et les Dardenne
Dehors, la rousse électrique et Miss Grou
Organiser l’aprem en fonction de la rousse électrique. Un deal de papier. Rendez-vous « A la maison ». Embouteillages de gens, résister à la grande fiesta annuelle du consumérisme. Se dire que « Non, je ne suis pas comme eux », résister à l’achat des 5 premières saisons de … Continuer la lecture de Dehors, la rousse électrique et Miss Grou
Juste entre Perec et Eddy Merckx
Je me souviens de la Suzuki 250 jaune de Joël Robert, du tailleur rose-rouge-sang de Jackie Kennedy dans Paris-Match, de la coupe afro d’Angela Davis, des filles-patchouli, de la livrée bleu-orange des GT40 de John Wyer, d’un disquaire de Namur qui avait censuré le titre … Continuer la lecture de Juste entre Perec et Eddy Merckx
Dehors, le vieux blues-man et la vieille petite fille rose.
Samedi 9h35, en remontant vers Saint-Nicolas. Pas mis de casque, les oreilles dans le vent glacial, à me geler les couilles en pédalant. Au-dessus de Saint-Laurent, le black à la grosse écharpe qui aurait pu être un grand bluesman reconnu par tous les quadras blancs … Continuer la lecture de Dehors, le vieux blues-man et la vieille petite fille rose.
Tout est vrai!
Y a quatre mecs bourrés en face de moi, à La Casa. Y a une de mes têtes de gland préférée du monde entier dans la bande des 4, espèce de résultat d’un métissage entre un Bukowski d’Arlon et un Michel Daerden d’Ans. Le genre de mec de 45 balais à qui j’aurais refusé de ressembler catégoriquement quand j’en avais 20, selon le célèbre théorème de Mick Jagger: je préfère mourir qu’avoir un jour 30 ans. En face de lui, une autre belle tête de gland grisonnante de 47 balais (il vient de le gueuler 4x) à qui j’aurais gerbé à l’idée de ressembler quand j’en avais 20. Réunion au sommet des têtes de nœud, anars de mes deux. Number 3 et Number 4 sont partis griller une clope dehors, zont pas droit au chapitre. Zont pas la carrure tête de nœud, pas assez le gros cou.
Y a celui de 47 qu’a tout fait, qu’a voyagé partout, qui a skié dans les Alpes, qui a connu Daniel C, qu’a connu Léo F, qui’a baisé 500 femmes, qui raconte les gens d’hier, d’aujourd’hui, de demain (tous/toutes des enculé(e)s!). Il est français (Paris?), rêve d’aller en Ardèche (Hahahaha), a vécu 6 mois à St Gilles (l’Aventurier).
De l’autre côté, derrière moi, y a une jeune meuf qui a bu des kangourous et vu plein d’alcool.
Dehors, bof. Dedans, Cesaria Evora.
Dehors, au-delà de la grande vitre, entre chien et loup, ombres furtives sur rideau de phares de bagnoles, avec la pluie jamais très loin. Même Cesaria Evora en remet une couche à La Casa, Saudade. Et la mélancolie de Cesaria sous la pluie froide, ça ne le fait pas!
La mélancolie, c’est quand même plus confortable sous la chaleur humide des Tropiques. Enfin, c’est ce qu’il se dit à ce moment-là.
Réflexions un peu connes d’un mec qui avait décidé tôt le matin que ce lundi serait une journée moyennement rigolote, voire nulle. Et ce n’est pas le piano de Cesaria qui allait le contredire, instrument de merde. Saudade. Piano de merde, percussions de merde, violon de merde, voix de merde. C’est si long un cd! Et deux cd’s? Il a eu droit à deux cd’s de Cesaria Evora, sans entracte, sans préliminaires, à sec.
Positiver? Positiver, okay. Bon, d’accord, le Standard toujours en tête de la D1, sa commande de vinyles sur l’étagère derrière le comptoir de Livre aux trésors. Et puis?
Ras le bol de ces footballeurs à crête. Faut absolument que Hollande taxe à 75% tous les footeux à crête. La crête comme signe extérieur de richesse? Ouais! Et une taxe sur les pianos mélancoliques, et un contrat sur la tête de Cali qui s’autorise, là, maintenant, à La Casa, un duo avec Cesaria. Saudade. Cali! Pitié! Pas Cali! D’accord, il avait parié sur une journée pas rigolote, tôt, ce matin.
(Au cas où… je revends mes cd’s de Cesaria Evora)
Dehors, Lou Reed s’est cassé. Dedans, rien à voir avec la nostalgie!
Il y a quelques semaines, les facebouquetins célébraient l’anniversaire de la disparition (le mot est faible!) de Leo Ferré. Déferlante d’hommages rendus au barde chevrotant, racontant un monde qui n’a jamais été le sien (il le jure sur la tête de ses enfants, c’est peu … Continuer la lecture de Dehors, Lou Reed s’est cassé. Dedans, rien à voir avec la nostalgie!
Lundi 21 octobre, à quelques dizaines de mètres du fleuve
Journée d’été indien dans la cité, avec plein d’indiennes qui ont le cul qui sautillent sous la brise venue du fleuve. Les mecs, eux, ont fait leur deuil de la torpeur de l’été et des images moites. Ils se contentent de mater, de faire la … Continuer la lecture de Lundi 21 octobre, à quelques dizaines de mètres du fleuve
Lundi, 14 octobre 2016: en attendant le Pays de Galle
Froid. Gris du sol qui se confond avec gris du ciel. Couleur goudron partout. Pas besoin d’aller dehors pour savoir qu’il fait froid, mêmes couleurs pourries que dans les feuilletons allemands. Regards sur les gens du trottoir à travers la vitre de la chambre. Gris … Continuer la lecture de Lundi, 14 octobre 2016: en attendant le Pays de Galle
7 jours de canicule (Delphine Hermans/Michel Vandam)
Ahah, Ohoh, suite à notre changement d’imprimeur, suite à un problème de stock quant au papier que nous avons choisi… la séance de signature/dédicace au Comptoir du livre (et le vin blanc/rouge qui va avec) est reportée au vendredi 27 décembre. Delphine et Michel … Continuer la lecture de 7 jours de canicule (Delphine Hermans/Michel Vandam)
Suzanne, Pascal et Thierry Neuville
9 heures, les mecs de la P.J. se sont cassés-enfin-au boulot. Ils sont là tous les jours peu après 8h du mat, à 5 ou 6. Squattent les tables 4 et 5 du rez comme des grumeaux, ne s’intéressent pas au Monde, se partagent Le … Continuer la lecture de Suzanne, Pascal et Thierry Neuville
La falaise de Bandiagara
Au sommet de la falaise de Bandiagara, un baobab squelettique s’accrochait à la roche rouge, 225 mètres au-dessus de ma tête. J’avais mis plus de vingt ans à trouver dehors le lieu qui servait de décor à mes rêves. Le fleuve à droite, la nationale … Continuer la lecture de La falaise de Bandiagara
Nowhere 1
Il y a un peu moins de 18 mois, il échangea sa télé cassée (une vieille Panasonic d’avant les écrans plats) contre le cd collector de The boy with the arab strap. OK, le propriétaire du cd collector était persuadé que cette téloche était nickel. … Continuer la lecture de Nowhere 1
Nowhere 2
Il tente de dessiner une ligne d’horizon dans le brouillard. Se tourne, se retourne. 360 ° plus tard, il nage toujours dans le ciel brumeux. Il n’y a plus aucune raison de flotter, juste attendre que les corbeaux aient fini de se gaver de ses … Continuer la lecture de Nowhere 2
Connie Hunter
– Du formol ! Du formol ! … avec trois glaçons ! – De la Hierbas! … avec trois glaçons. La voix nue sortait d’un bouge forcément très peu éclairé. Avec un silence de 2 ou 3 minutes après, juste le temps de fondre pour trois glaçons. Puis … Continuer la lecture de Connie Hunter
Pas loin de Brest
Il n’y avait plus d’auto-stoppeur dans la nuit, juste quelques cormorans perdus dans un ciel d’encre. Là, tout au bout de l’ère de repos, une lueur diffuse, comme une étoile de Bethléem qui se serait écrasée mollement sur un rail de sécurité, avec une odeur … Continuer la lecture de Pas loin de Brest
Dimanche, 8 avril 2012 (Paris-Roubaix/Médiathèque)
Pas encore midi, toujours au lit. S’est rendormi après le départ de l’amoureuse. Tente de programmer la journée en regardant le plafond (regarder le plafond, sa grande spécialité). Petit coup d’œil dehors, bout de ciel bleu. Aligne tous les trucs à faire dans sa … Continuer la lecture de Dimanche, 8 avril 2012 (Paris-Roubaix/Médiathèque)
Dimanche, 25 novembre 2012
Comme un oiseau sans aile, il tanguait presqu’immobile face au vent. Accélérer la cadence n’y changeait rien, pas plus que la chanson de Charlélie Couture dans ses écouteurs. Au-dessus du cycliste, un ciel uniformément bleu. Pas vaguement bleuté, du vrai bleu partout. Tout en pédalant, … Continuer la lecture de Dimanche, 25 novembre 2012
Maman !
– Bonjour… Installez-vous ! – Voilà, le temps de délacer mes chaussures. – Comment allez-vous depuis la semaine dernière ? – Ben, j’ai fait comme vous aviez dit… je vous ai amené la photo. – Oui mais souvenez-vous, je ne vous ai pas demandé n’importe quelle photo ! – Oui, … Continuer la lecture de Maman !
Dedans, « 7 jours de canicule ». Dehors, Carcela vs Jean-Louis Aubert.
Ça se sent que c’est toi, ça se sent, ça se sent que c’est toi, twa, twwaaa-a, twwaaaaaa-a. Ta gueule Jean-Louis Aubert. Ta gueule twa aussi, Ça se sent que c’est toi, ça se sent, ça se sent que c’est toi, twa, twwaaa-a, twwaaaaaa-a. Ta gueule Jean-Louis Aubert. Ta gueule twa aussi, Mec-à-gauche du comptoir qui lit La Meuse ou Le Soir, c’est kif kif. Un café sans sucre et sans lait parce que le toubib l’a dit, 1 euro parce qu’il est pas encore 10 h. Un Mec-à-droite du comptoir qui lit Le Monde ou Libération. Kif kif, actionnariat fonds de pension. Faut savoir entre les lignes les Mecs! L’ordi off/on. Kiss kiss bank bank. 7 jours de canicule pendant 45 jours. J-44. Carcela sur le terrain contre Ostende? 7 jours de canicule, on l’a mis en ligne hier soir. 4 Kissbankers avant 10h du mat. Do you t yourself! 10 Kissbankers à 17h. Petit saut au Delhaize quand il y aura moins de monde à la caisse express. Fruits et légumes a dit le toubib. Et du vin? Un peu. Et Carcela, Sur le banc?
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/7-jours-de-canicule-bande-dessinee
I fought the law
Ils étaient revenus à Givet quatre mois après l’enterrement. Rien qu’eux deux. Le cimetière s’étalait à la sortie d’un petit village, à quelques kilomètres. Ils mirent cinq ou six minutes à retrouver le bon emplacement, pouffèrent à l’idée de Daniel : – Tu te … Continuer la lecture de I fought the law
Gigi la girafe et Pingouin .
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Pages 2-3
Dans une rue pas très loin d’ici, c’est l’hiver ou l’été. Ca dépend d’un jour à l’autre, on ne peut plus faire confiance aux saisons. Ca dépend d’une minute à l’autre, on ne peut plus faire confiance aux heures qui passent.
Alors, on voit des choses étranges. Des gens qui se promènent avec des ombrelles qui se transforment en parapluies ignifugées à la moindre goutte de pluie-acide. D’autres gens qui s’habillent de t-shirt bizarres tout courts qui se transforment en super manteaux, super chauds et super longs, au moindre flocon de neige. Et encore d’autres-d’autres gens qui suent des gouttes de glace parce que, vraiment, on ne sait plus quoi. (suite…)
Maman déménage sans papa
Première journée de Léo et Tom dans la nouvelle maison. Léo en est le narrateur.
(cette histoire a été écrite pour être illustrée/dépôt SCAM 2011)
-Léo, tu descends?
Çà, c’est maman qui m’appelle. Je la trouve bizarre. Il faut avouer que ce n’est pas un jour comme les autres.
Aujourd’hui, ma maman, mon frère Tom et moi, nous déménageons dans une nouvelle maison.
D’accord! Ce n’est pas vraiment une nouvelle maison!
Elle semble même très vieille. Mais comme dit maman, c’est une nouvelle vie qui commence. Sans Papa.
Elle est bien plus petite que l’ancienne. Maman dit que c’est normal parce qu’elle est toute seule à payer le loyer.
Quand on l’a visitée la première fois, mon grand frère râlait: Maman lui avait promis une chambre pour lui tout seul. Comme avant.
Avant, on était tout le temps à quatre: Maman, Papa, Tom et moi.
On allait à la piscine à quatre. On allait au cinéma à quatre. On allait en vacances à quatre. On faisait tout à quatre.
Dans la maison d’avant, il y avait plein de bruit. Des rires et des disputes. Tom et moi, on se chamaillait beaucoup.
Maman et Papa aussi. Souvent. (suite…)
La lune pour maman (dépôt scam 2012)
Elle est grande, ma planète. Elle s’étend jusqu’au bout du monde. Je suis tout seul à la défendre contre les mutants invisibles ! Mais je n’ai pas peur! Moi et mon arc à flèches, nous n’en ferons qu’une bouchée. -Chuttt… j’entends du bruit ! Le bruit, c’est … Continuer la lecture de La lune pour maman (dépôt scam 2012)
Mardi 03/09/2013 (Ostende 2/3)
Dedans, Bang-Bang. Dehors, Prout-Prout. Bang Bang, Miami-sur-Manche. Pépés, mémés, chien-chiens les oreilles dans le vent… pas de cérumen dans le pavillon. Febreze odeur lavande dans la brise du Nord! Rien que des vieux cow-boys bleu-blanc-belge, les indiens sont restés au bled. Les girls: stade 9,9 sur … Continuer la lecture de Mardi 03/09/2013 (Ostende 2/3)


