Catégorie : Petite chimie personnelle

Quel est le rapport entre Bob Dylan et Jacky Icks? Entre Animal collective et Dalva de Jim Harrison? Des textes qui ne sont jamais que des jeux de piste persos. Où je me fraye un chemin dans mon labyrinthe à moi sans en faire un piédestal pour mon ego. Simplement des bribes de « machins » qui ont été fondateur pour moi.

La bande dessinée dans ce qu’elle a de plus insupportable (pour moi) 1/5

Dans les années 90 (La Marque jaune existait depuis une dizaine d’années), la librairie était chargée d’approvisionner en livres le festival de bd de Durbuy. Vers 2012 (j’étais prof d’écriture aux Beaux-Arts depuis près d’une dizaine d’années), j’ai demandé aux étudiants bd/illu ce qu’ils lisaient. … Continuer la lecture de La bande dessinée dans ce qu’elle a de plus insupportable (pour moi) 1/5

Le divorce fut prononcé entre Heroes et Low.

Ils étaient sans doute 4 dans la coccinelle. Lui, sur la banquette arrière avec Michèle et Bruno au volant, l’ex de Michelle (il ne se souvient plus si c’était Michèle/elle). Ils étaient ensemble depuis quelques mois. Il ne se souvient plus du quatrième. En tout cas, aujourd’hui, 11 janvier 2016, ce dont il est certain, c’est qu’il n’accepterait pas d’être enfermé dans une voiture avec une amoureuse et son ex sans qu’il y ait un quatrième voire un cinquième. Alors, on va dire qu’il y avait un quatrième. Il ne se souvient plus vraiment si l’ex s’appelait Bruno. Il se souvient d’un petit trapu qui était chauffeur routier. Et même, chauffeur routier, il n’en est plus certain. Ce qui est certain, c’est que le mec qui conduisait avait mis une cassette de Bowie. Hunky Dory. Lui, il avait quelques souvenirs bruyants de Bowie. Déjà, c’était le mec qui avait produit Transformer de Lou Reed (c’est Michèle/elle qui lui avait fait découvrir ce lp de l’ex Velvet). On était en 1975 et il était passé à côté de Ziggy, Aladdin et Pin ups.  Trop kitsch, pas assez rugueux pour un fan de Woody Guthrie et des Stooges.

C’était un boulimique de musique qui passait l’argent de son abonnement de tram, de la bouffe et de ses fringues à acheter des vinyles chez Cado radio (à la Bascule, près du bois de la Cambre), préférant se taper 2 heures de marche jusqu’à l’ULB. Et quand il n’y avait plus les sous du bus, de la bouffe et des fringues, il mit une technique au point pour les piquer grâce à la parka kaki XXL que sa mère lui avait achetée. (suite…)

Dehors, à dire vrai, vous me faites chier !

Je trouve ça bizarre, pour ne pas dire malsain, les « gens tout comme moi » qui gueulent contre la position européenne vis à vis de la Grèce. Comme s’ils découvraient là-maintenant que Juncker a tout du facho-mafieux, que Michel est un tenant de la droite fort-fort libérale, que leur t-shirt est façonné par des gosses à la peau sombre, qu’il faut 10 000 litres d’eau pour fabriquer un jean. Aujourd’hui, et ça date pas d’hier, je me sens autant en marge de ces gens-comme-moi que des chantres-esclavagistes du libéralisme sauvage. Je ne fais pas partie de votre monde où naïveté et cynisme se confondent. Vraiment.

Continuons à parler de la Grèce, puisque ça obsède votre bonne conscience de missionnaire de la bien pensance. Prenez-vous vraiment Tsipras pour un gros con ? Parce que, là, faut être clair: VOUS  PRENEZ TSIPRAS POUR UN GROS CON. Croyez-vous que, lorsque Siriza est arrivé au pouvoir, il n’avait pas prévu ce cas de figure ? Croyez-vous vraiment que Tsirpas ignorait qu’il aurait les pontes du FMI qui l’attendraient au pied du Parthénon ?  Mais, VOUS, les gens-comme-moi, vous poussez vos cris d’orfraie. BEURK !  Les gens-comme-moi, votre révolte n’est jamais qu’un comportement d’impérialisme de la bonne conscience. Vous croyez à une version fictionnelle de la démocratie qui n’est jamais que votre grille d’analyse d’occidental BLANC . Vous ne vous êtes même pas aperçu qu’il y a un bon bout de temps  que le mot « démocratie » ne veut plus rien dire. Vous n’imaginez même pas que les grecs, eux, veulent prendre leur destin en main. Les croyez-vous incapables ?  Voulez-vous les protéger ? Ce n’est jamais qu’une attitude de missionnaire. Alors, la vraie question pour les gens-comme-moi, c’est:
Que faire ?

Et puis, tant qu’on y est, un autre point. La société occidentale est en train de mourir de PEUR. Une société de flippés avec des gens-comme-moi qui ont cru que tout les acquis étaient intangibles, pour des siècles et des siècles.  Des gens qui ne construisent des philosophies que fondées sur leur propres émotions. Autre forme d’impérialisme, de colonialisme. Après l’impérialisme de la pensée, l’impérialisme de l’Émotion.
Et vous qui découvrez que le monde de dehors n’est pas juste ! HAHA ! Ah oui, j’en ai aussi un peu marre des gens-comme-moi qui imputent tous leurs maux au Pouvoir, qui n’y sont jamais pour rien comme s’ils défilaient en toute transparence dans leur propre vie. Pour ceux-là, je ne vois que le suicide comme solution vivable.

Que faire ?

(petite lecture : « Contre les élections » de David Van Reybrouck)